Comment anticiper le règlement serein d'une succession avant le décès ?
Prévoir les modalités de paiement des droits des héritiers...
✳️ CONTEXTE
Depuis plusieurs mois, un durcissement fiscal sans précédent s'est installé concernant les situations de dépôt tardif de déclaration de succession avec :
👉 Une Administration fiscale intransigeante sur les délais et peu clémente, malgré les situations civiles et financières délicates.
👉 Des contextes familiaux régulièrement "tendus ou complexes", qui ralentissent le règlement des successions au plan fiscal.
⚠️ Une difficulté récurrente : comment payer les droits au décès ?
✳️ LES ENJEUX
Pour les professionnels : risque de mise en cause de responsabilité très élevé, soit au titre d'un accompagnement insuffisant du vivant du défunt, soit en raison d'un manque d'informations données au moment du décès (calendrier des obligations fiscales, modalités de paiement des droits etc.).
L'accompagnement des héritiers ne doit donc plus seulement porter sur les incidences civiles et fiscales de la succession, mais il doit également apporter des préconisations concrètes visant à éviter les points de blocages fiscaux, lourdement sanctionnés.
✳️ ILLUSTRATION
➡️ Succession : plus de 5 M €
Droits à acquitter : 600 000 €
Conjoint survivant : option 1/4 en pleine propriété et 3/4 en usufruit
Héritiers : 2 enfants d'un 1er lit (non positionnés dans l'attente d'un passif modique) + 1 enfant commun
Décès survenu le 16/11/2025
⁉️ QUID de l'accompagnement à apporter dans cette situation de blocage entre :
👉 un conjoint exonéré (risque fiscal nul)
👉 son enfant, redevable pour 1/3 des droits dus mais solidaire pour 100 % + pénalités,
👉 les beaux-enfants : 2/3 des droits dus mais ne recevant pas de quoi payer dans l'immédiat si les choses restent en l'état.
➡️ Risque fiscal :
▪️ 1/06/2026 Intérêts de retard (0,20 %/mois).
▪️ 1/12/2026 Majoration de 10 %, voire de 40 % en cas de mise en demeure.
➡️ Garanties et paiement fractionné.
Dans le contexte actuel de durcissement, l'administration soulève de nombreuses difficultés pour la constitution de garanties par les héritiers.
Dans le cadre d'une demande de paiement fractionné/différé, elle n'acceptera vraisemblablement pas des parts de SCPI (actifs peu liquides) en garantie (90 % de la Ssion) et elle exigera le paiement des droits. Il est donc IMPERATIF de trouver des solutions.
➡️ Un conseil [qui pourra "scandaliser" certains, mais un vrai conseil de terrain] = Cession partielle d'actifs et partage.
En raison de l'importance MAJEURE du risque fiscal, il est évident qu'il est opportun de proposer aux parties une réflexion collective en vue de céder une partie des parts de SCPI et de procéder à un partage partiel, de façon à ce que chaque enfant dispose des liquidités nécessaires au paiement de ses droits.
Certes, la conjointe survivante ne peut être "contrainte" de renoncer à son usufruit.
MAIS, l'Administration fiscale n'a pas non plus à supporter les retards de paiement résultant d'un manque d'anticipation fiscal…
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